Comment amarrer son bateau au ponton ?

En navigation, l’amarrage n’est pas une étape à négliger. Il en va de l’intégrité de votre bateau et de ceux qui sont à ses côtés. Avec un amarrage mal fait, il y a de grandes chances pour que vous abîmiez le bord de votre navire. Et en cas de tempête, les dégâts peuvent être plus importants. C’est pourquoi dans cet article, nous vous livrons les conseils pour réussir l’amarrage de votre bateau au ponton.

Les équipements nécessaires pour un amarrage au ponton réussi

Même si vous êtes un plaisancier averti, il vous sera difficile de naviguer et de bien amarrer votre bateau si vous ne disposez pas des équipements nécessaires. Ici, nous allons parler de l’amarrage à un ponton fixe, un modèle ancré sur des pieux et caractéristique des marinas. Afin de bien amarrer sur un ponton fixe, vous aurez besoin des deux équipements suivants : les pare-battages et les cordages d’amarrage.

Les pare-battages

Au moment d’accoster votre bateau sur le ponton, les pare-battages seront indispensables pour amortir le choc et protéger votre bateau. Pour les embarcations de taille moyenne, il vous faudra six pare-battages pour garantir un accostage sans encombre. Ceux-ci doivent être positionnés au niveau du liston à une distance de 2,5 mètres environ les uns des autres.

Les cordages d’amarrage

Pour un amarrage réussi, il vous faudra également au moins 2 cordages d’amarrage d’une longueur de 4 mètres chacun. Certains plaisanciers avertis n’hésitent pas à ajouter deux amarres en plus pour offrir un meilleur équilibre au bateau. La distance recommandée avec le ponton est comprise entre 1,5 et 2 mètres pour éviter les chocs. Par ailleurs, si vous êtes à bord, gardez une distance de 1 mètre avec le ponton pour faciliter votre descente du bateau. Par contre, si votre embarcation est équipée d’une passerelle, vous devez adapter la distance à la longueur de celle-ci.

ponton fixe

Bien se préparer pour un amarrage réussi

L’amarrage d’un bateau n’est pas une opération qui se fait à l’improviste. Les manœuvres doivent être préparées et effectuées avec maîtrise. Avant d’accoster, vous devez installer deux pare-abattages disposés sur différentes hauteurs sur les deux bords du bateau. Prenez le soin d’en conserver un dans le cockpit pour parer à tout imprévu. C’est pourquoi il vous en faut au moins six. Ensuite, vous devez aussi placer les amarres par-dessus le balcon tout en prenant soin de ne pas les faire tomber dans l’eau où elles risquent de se prendre dans l’hélice.

Ensuite, vous vous rapprochez doucement du ponton en prenant assez large pour permettre au bateau de bien virer et, si nécessaire, vous permettre de refaire votre manœuvre. Avant d’accoster, observez bien le vent et le courant. C’est très important parce que cela peut vous éviter d’embrasser le ponton ou de percuter le bateau voisin. Si vous avez le vent de dos de sorte qu’il pousse le bateau, engagez légèrement la marche arrière pour le contrer. Par contre, si le vent est de travers, dépêchez-vous de passer les amarres avants et arrières pour éviter de percuter le bateau voisin.

Les différents types d’amarrages

Il existe 3 types d’amarrage possible. Le choix du type d’amarrage à adopter dépend essentiellement de la place disponible sur le ponton.

L’amarrage bord à quai ou alongside

Ce type d’amarrage est possible lorsqu’il y a suffisamment de place, afin que le bateau puisse accoster en parallèle avec le ponton. Dans l’amarrage bord à quai, le bateau est disposé en parallèle avec le ponton et maintenu par quatre amarres dont deux placées à l’avant et deux en arrière. Les pointes avants et arrières du bateau doivent être attachées sans se croiser, de façon à garder la bonne distance avec le ponton.

L’amarrage cul à quai

Ce type d’amarrage est privilégié lorsqu’il n’y a pas assez d’espace sur le ponton. Dans l’amarrage cul à quai, le bateau est amarré en perpendiculaire avec l’arrière pointé vers le ponton. L’avant du navire est retenu soit par un coffre, soit par une pendille ou par une ancre. L’arrière du bateau est retenu par des amarres attachées à des taquets. Cette technique nécessite aussi l’utilisation d’une pendille. Il faudra passer un bout de la pendille dans un maillon de la chaîne à l’avant pour empêcher que l’arrière ne tape pas le ponton suivant les mouvements du bateau. Il faudra aussi penser à garder le bateau suffisamment proche du ponton pour que vous puissiez descendre.

L’amarrage par l’avant

Pour l’amarrage par l’avant, vous procédez de la même manière qu’avec l’amarrage cul à quai. Sauf que cette fois-ci, c’est l’avant du bateau qui est pointé vers le ponton. Et inversement, la pendille est amarrée sur un taquet à l’arrière du bateau.

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