Comment pêcher la courbine ?

Parfois surnommé grogneur, la courbine est un poisson marin de la famille des sciænidés. Sa taille courante se situe entre 50 et 100 centimètres. Mais il peut arriver qu’il atteigne 2 mètres pour 100 kilogrammes. C’est un animal qui vit en groupe, mais dont la capture est très facile. À condition bien sûr de se conformer à la réglementation et d’user des techniques de pêche adéquates.

La courbine : mode de vie, habitat et reproduction

Son appellation de “grogneur” lui vient du bruit qu’il émet pendant sa reproduction. Mais ce n’est pas le seul nom qui permet de le désigner. Certains préfèrent le terme “maigre” en raison de sa chair blanche qui le fait paraître maigre. C’est un poisson dont le corps fait penser à un fuseau légèrement aplati sur les flancs. Son dos arrondi lui permet de supporter deux nageoires dorsales distinctes. L’une de ces nageoires est longue et molle tandis que l’autre est plutôt épineuse.

La courbine est un poisson multicolore. Alors que les nageoires et la queue sont d’un jaune argenté, les flancs et le ventre sont plutôt clairs et argentés. Son dos gris sombre donne une impression de violet lorsqu’on l’observe à travers l’eau. Il possède une grande bouche dont l’intérieur est jaune orangé. À tout cela s’ajoute, plusieurs paires de points noirs et jaunes alignés tout au long de son flanc.

Où peut-on les trouver ?

Les maigres sont présents en grande quantité, dans la zone située entre la Mauritanie et la Bretagne. Mais c’est surtout en Atlantique tropical et en Méditerranée qu’on retrouve ce poisson. L’espèce a aussi été retrouvée dans l’estuaire de la Gironde, en Norvège, en Suède et en Islande. Toutefois, il n’y a que deux stocks qui sont officiellement reconnus. Celui du Golfe de Gascogne et celui de la Mauritanie. Les maigres européens ont des poissons beaucoup plus aplatis. Pour plus d’informations, renseignez-vous sur la courbine auprès des spécialistes de la pêche et de l’exportation de ce type de poisson.

Mode de vie du maigre

Les courbines sont des poissons côtiers vivant au fond de l’eau. Ils se déplacent en groupe en prenant soin de ne pas s’éloigner des fonds rocheux, faillés et caverneux. Ces endroits leur servent de refuge en cas de danger. Chaque année, ils effectuent une migration saisonnière entre la Mauritanie et le Maroc. Cette migration fait suite aux variations de température. Ces poissons supportent des plages de températures situées entre 14°C et 23°C. Par ailleurs, la limite de salinité qu’ils peuvent tolérer est de 40 pour mille. Durant cette période de migration, les grogneurs parcourent près d’un millier de kilomètres. Ce sont des poissons carnivores. Ils affectionnent particulièrement les encornets, les mulets, les sardines, les seiches, les crustacés et les sprats.

Reproduction et croissance

En général, la reproduction des grogneurs a lieu d’octobre à avril/mai. Ceux de la Gironde en revanche, se reproduisent au printemps entre les mois d’avril et juillet. Pendant la période des amours, les poissons émettent des grognements caractéristiques pour se rassembler. Ces grognements sont produits par les vibrations de leurs muscles, sur leur vessie natatoire. C’est d’ailleurs ce qui permet aux pêcheurs de les localiser.

Après leur naissance, les bébés grogneurs mettent cinq mois pour atteindre la taille de 10 centimètres. À deux ans, ils mesurent environ 45 centimètres et peuvent peser jusqu’à 1,5 kilogramme. Ces poissons ont une espérance de vie de 15 ans. À cet âge, ils peuvent peser une vingtaine de kilos pour une longueur d’environ cent vingt centimètres. Les espèces du sud et du Maroc arrivent à atteindre 2 mètres de longueur pour un poids compris entre 60 et 100 kilogrammes.

pêche à la courbine

Comment pêcher la courbine ?

Avant d’en venir aux techniques de pêche, notez que la pêche du maigre est une activité encadrée. La France a adopté depuis le 26 octobre 2012, un arrêté visant à protéger et conserver les ressources halieutiques. Cet arrêté a interdit la pêche des poissons de moins de 45 centimètres lors des activités de loisirs. Pour les pêches professionnelles, cette taille est plutôt fixée à 30 centimètres.

Ceci dit, le repérage des poissons se fait grâce à leurs grognements. Cependant, le navire doit se situer en position verticale par rapport au groupe de maigres. Autrement, il ne pourra pas percevoir le bruit émis par les poissons. Une fois qu’il est repéré, le maigre se fait facilement attraper. Tout simplement parce que c’est un poisson peu farouche qui mord très facilement aux appâts. Comme appâts, vous n’aurez qu’à vous servir de ses aliments préférés. Ceux-ci pourront être utilisés vifs ou morts, en entier ou en lamelle. De nombreuses techniques de pêche sont possibles. En fonction de vos préférences, vous pourrez opter pour la pêche en dérive, la pêche à soutenir ou la pêche en ligne libre.

La pêche en dérive

La pêche en dérive est la technique de pêche favorite des débutants. Tout simplement parce que sa pratique nécessite moins de connaissances techniques. C’est aussi le mode de pêche le plus adapté à la majorité des bateaux.

Cette technique consiste à se laisser aller dans le même sens que le vent ou le courant. On distingue trois types de pêche en dérive. La petite dérive qui est la première de ces 3 types de pêche ne vise que les poissons de roche. On la pratique à une centaine de mètres du bord. Cette forme ne nécessite pas de matériel spécifique. Le bas de ligne peut être fait d’un fil de 25/100 ou de 30/100. Au-delà de 100 mètres, on se retrouve en moyenne dérive. Là, le matériel commence à changer. Il faut opter pour des cannes plus grosses et un bas de ligne de 60/100 au minimum. Il y a enfin la pêche en dérive grand fond. Celle-ci n’est en rien différente de la moyenne dérive, si ce n’est l’utilisation d’un treuil ou d’un moulinet électrique. Bien entendu, cette variante permet de pêcher à des profondeurs qu’une canne aurait du mal à atteindre.

pêche au maigre

La pêche à soutenir

Cette technique de pêche consiste à poser un montage appâté et plombé dans le fond de la mer. Ce montage est un bas de ligne contenant trois hameçons qui permettent de capturer tous les poissons environnants. À première vue, cette technique est très facile à mettre en œuvre. Mais, dès qu’il s’agit de capturer une cible précise, sa mise en oeuvre devient plus tactique. D’abord, il faut viser le secteur précis où se trouve le poisson recherché. Ensuite, il faut concevoir le montage de manière à l’adapter aux conditions rencontrées. Des conditions comme la zone de nourrissage du poisson (au fond ou en pleine eau) et la présence ou non de courant. Dans ce dernier cas, il faudra principalement évaluer la force du courant.

Cette technique de pêche présente un avantage indéniable. Si l’un des hameçons venait à casser, il suffirait de déclipser la perle pour la remplacer par un avançon neuf. Vous n’aurez plus besoin de remplacer tout le bas de ligne. C’est à la fois un gage de rapidité et d’économie.

La pêche en ligne libre

On l’appelle aussi pêche à la main ou pêche au lancer. L’idée, c’est de provoquer le poisson par le mouvement. On lance la ligne munie d’un leurre et d’un appât. Ensuite, on la descend jusqu’à la profondeur désirée puis on la ramène vers soi. L’opération est ainsi répétée tout autour en variant les cibles à chaque fois. Cette technique est sans aucun doute la moins efficace des trois quand il s’agit de pêcher du maigre. Mais son potentiel reste toutefois considérable lorsque vous arrivez à cibler la bonne zone de pêche.

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